Un horaire pis une corde double.

corde-a-sauter

Plusieurs choses sont arrivées récemment.
J’ai eu une promotion.
J’ai bien géré.
J’ai cessé de bien gérer.
J’ai découvert que j’avais besoin de nouveaux amis.

C’est peut-être parce que j’ai commencé à faire des horaires.
Weird, me diras-tu.
Mais, veux-veux pas,  compartimenter des heures en segments, ça force à regarder les heures différemment.

Plusieurs choses sont arrivées récemment.
Beaucoup de choses ne sont pas arrivées, aussi.
Comme la réussite des plans entre amis.
On peut dire ça.
Où dire que l’échec des plans entre amis est arrivé.
C’est selon.

Je sais pas trop si l’échec a réussi ou si la réussite a échoué.
C’est dur à dire lequel avait le gros boutte du bâton.

Anyway.
C’est en faisant des horaires que j’ai compris que si y’a une plage horaire vide, faut la remplir.

Même si l’entièreté du staff est non-disponible.

Pis la solution à ça, folks, c’est l’embauche.

Ça m’a pris un moment avant de comprendre que tu peux pas continuer à donner des heures à quelqu’un qui, une fois sur deux, va refuser de rentrer.
Tu peux pas non plus t’entêter à faire entrer quelqu’un qui ne te donnera pas ce dont tu as besoin.
C’est d’même.

Le sang neuf ça a du bon, aussi.
C’est nouveau. C’est frais.
Un vieux de la vieille (genre, moi), ça se rappelle des vieilles années.
Des meilleures années. Des années de folie et de prospérité.
Ça se souvient aussi des contradictions, des transitions pas sûres-sûres, des à peu-près et de toutes les irrégularités qui viennent avec le changement.

Un vieux de la vieille n’est jamais surpris.
N’est jamais convaincu.
Ne croit plus aux promesses.
On croira quand on verra, comme.

Mais du nouveau, ça a besoin.
Besoin de se faire expliquer, c’est pas habitué, c’est pas habile.
Faut former,mettre de l’énergie, mettre les bouchées double.
Et même là, c’est risqué.
Les nouveaux, c’est faire confiance.
Qui sait si le nouveau te donnera ce dont tu as besoin?
Si le nouveau s’entendra bien avec le staff.
Ce staff qui était suffisant avant.
Mais que tu décides de jumeler avec des nouveaux, pour une meilleure transition.

Ça fait du monde en ta’ sur l’horaire.
Jusqu’à ce que tu aies besoin de partager les cases.

Quand j’arrête de penser à mes horaires, je pense à mes amis.
Des amis que j’ai de la misère à suivre.
Des amis que j’ai de la misère à côtoyer.

Ils en ont vu passé des crises pis des belles promesses, eux.
Ils ont donné plusieurs fois, mais moment donné, tsé.

Qu’est-ce qui se passe quand tu as offert à tes amis trop de drama?
Quand tu leur as dit sans cesse que tu irais mieux, mais que finalement non.

Quand t’as refusé toutes les invitations pendant un bout.
Quand ils ont compris que t’étais plus pareille.

Ils ont dit que c’était bin correct, pis ça l’est.
Mais « bin correct », c’est tu assez?
Est-ce qu’on veut miser sur « bin correct »?
Moyen.

Soit j’ai besoin de nouveaux amis.
Soit j’ai besoin d’inspirer ceux qu’il me reste.

Mais j’ai perdu le tour.
Pis rendu là, je trouve ça bin tough.
C’est tough de me réinventer devant des personnes qui me connaissent trop.
De reprendre le beat sans me sentir ridicule.

C’est comme essayer d’entrer dans un jeu de saut à la corde double.
Combien de temps mes amis vont tourner la corde en me regardant poireauter sur le bord, que je me dis?

Y’a aussi d’autres trucs que je me dis.
Des trucs bin moyens qui sonnent mal.
Mal comme dans parano. Pis comme dans needy. Deux affaires bin hot.

Ce que je me dis c’est que pendant que mes amis tournent la corde, j’entre pas.

Faque ils s’échangent des regards.
Ils se mettent à jaser.
Regardent de temps en temps si j’entre.
Pendant qu’ils invitent quelqu’un d’autre, j’entre pas.
Pendant qu’ils rient et s’amusent ensemble j’entre pas.
Pendant qu’ils deviennent meilleurs amis, j’entre pas.
Pis pendant que je quitte, ils ne s’en rendent pas compte.

Comme dans needy, je disais.
Comme dans parano.
Mal.

Quand je me remets à penser à mes horaires, je panique.
Parce qu’astheure, j’ai plein de quarts pas comblés, pis j’ai pas de staff disponible.

Ce que j’ai, c’est un chat pis un déménagement imminent.
Des textos jamais envoyés, d’autres jamais répondus.
D’autres jamais reçus.
D’autres restés sans réponse.
Des moitiés de plans oubliés pis l’envie de partir.
L’envie de faire mes changements ailleurs.
Mais aussi de revenir.
Revenir pis entrer dans la corde à sauter d’un coup.
Revenir pis inspirer le staff à nouveau.

Plusieurs choses sont arrivées récemment.
Beaucoup de choses ne sont pas arrivées.
Deux choses me restent dans la tête.
Un horaire pis une corde double.

Ça, pis l’envie de remplir les cases vides.
Sur papier comme en dedans.

Image via ici.

 

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